dimanche 7 juin 2009

More Robots

Eh oui, je persiste et signe avec les robots, mais il semblerait que ça se précise.

vendredi 5 juin 2009

Die Roboter

1969 : qui aurait cru qu'aujourd'hui internet existerait, qu'avec un PC, un imbroglio de pièces électroniques, on ouvrirait toute les portes et les fenêtres ?
2049 : qui peut croire que les robots seront partout, rendant les besoins en main d'oeuvre humaine aléatoires, que les 35 h souvent si décriées n'étaient en fait que les incontournables prémices de la civilisation des loisirs, qu'il faut penser un nouveau système, tournant résolument le dos à ceux qui ont prévalu depuis le début de l'ère industrielle au XIXème siècle ?
Asimov l'a écrit et décrit, Kraftwerk, un groupe allemand des seventies, pionnier de la techno, l'a mis en musique.

mardi 2 juin 2009

Ravage




Imaginons un monde sans électricité ? Barjavel l'a fait dans les années 40, et ce fut le chaos, une complainte du progrès telle que le chantera un peu plus tard Boris Vian, poussée à l'extrême. "Ravage", ou l'homme moderne sombrant dans les abysses d'une violence à laquelle il n'était pas préparé, tandis qu'il ne réfléchissait plus dans un confort aseptisé.
Années 70, ce fut le retour aux sources, les communautés en Ardèche, dans les Cévennes. On voulait un retour aux valeurs ancestrales, et se passer... d'électricité. Le système à mis le holà à cette escapade de liberté, a formaté ce qui ne lui semblait pas conforme.
Dans "Ravage", la population est devenue l'ennemie du progrès qui a lui-même agi en tant que tel. Et la vision d'une moissonneuse-batteuse déclenchera une terrible colère, et le choix du non retour à l'origine des périls.

lundi 1 juin 2009

Les mains d'Hendrix


Charly était malheureux ; il aurait voulu être un guitariste mondialement reconnu, mais son groupe The Hellraisers, (les bringueurs), ne jouait que dans des petites salles pour des cachetons minables.
Alors Charly ne cessait de penser que s’il avait la virtuosité de Jimi Hendrix, les choses changeraient forcément. Il pourrait même faire une carrière solo, et n’aurait plus besoin des Hellraisers.
Or, un jour qu’il se promenait dans une rue de Cincinnati, il fut abordé par un grand bonhomme en costume trois pièces et coiffé d’un melon.
Le type se planta devant lui et dit :
— Oh, mon gars, t’as vraiment pas l’air dans ton assiette !
— Pas vraiment, reconnut Charly.
— Et pourquoi ça ? s’enquit l’autre.
— Bah, parce que je voudrais pouvoir jouer de la guitare comme Hendrix, répondit presque machinalement Charly.
Les yeux de l’inconnu s’écarquillèrent, et il s’exclama :
— Pouvoir jouer de la guitare comme Hendrix ! Mais c’est tout à fait possible ça, mon gars !
Charly crut que l’autre se fichait ouvertement de sa figure ; mais ce dernier poursuivit :
— Je vais te conduire chez un type qui va te greffer les mains de Jimi Hendrix.
« Ça y est, j’ai rencontré un fou ! » pensa Charly.
Mais il suivit pourtant l’inconnu dans un dédale de rues, jusqu’à ce que tous deux arrivent à ce qui était manifestement une clinique.
— Voici la clinique du docteur Williams, annonça l’autre, le meilleur spécialiste de la greffe des mains.
Tout se passa alors très vite pour Charly. Il rencontra un homme grand et osseux au visage inquiétant, subit plusieurs examens médicaux, et après une nuit de sommeil, fut emmené à un bloc opératoire complètement à jeun.
Quand il se réveilla, il avait les deux mains bandées, et fut nourri à la cuiller par une infirmière pendant quinze jours. Au bout de ce laps de temps, le Dr Williams en personne vint lui enlever les bandes qui entouraient ses mains, et déclara :
— Voilà, mon vieux, avec ces mains-là, vous allez pouvoir jouer comme Jimi Hendrix, puisque ce sont les siennes.
Charly fut alors autorisé à sortir de la clinique, et quand il demanda combien il devait pour le tout, la secrétaire de la réception lui répondit que c’était gratuit. Charly qui ne voulait pas avoir de mauvaises surprises par la suite insista un peu, et on lui dit alors que dans cette affaire, c’était donnant-donnant. Lui, Charly, allait devenir le meilleur guitariste du monde, et en échange, le Dr Williams allait être le chirurgien le plus célèbre de la planète. Charly ne chercha pas à en savoir davantage et rentra chez lui.
Il prit aussitôt sa Fender Stratocaster, et à son grand désappointement ne parvint pas à en tirer le moindre solo cohérent. Alors, il se rappela soudain qu’Hendrix était gaucher, et s’empressa aussitôt d’inverser les cordes de sa guitare. Mais il n’obtint pas plus de résultat. Il avait même l’impression de n’avoir jamais su jouer de sa vie.
Il laissa sa Fender de côté, et resta assis sur son lit, l’air très abattu. Mais il eut d’un coup le regard attiré par le colt ayant appartenu à son grand-père, qui était posé sur une table en face de lui. Une envie lui traversa l’esprit. Non pas de se suicider, mais de remplir le barillet de l’arme et de sortir dans la rue avec.
Dix minutes plus tard, il remontait une longue avenue, et alors qu’il allait croiser une sorte de bureaucrate portant une mallette, il sortit le colt de sa poche et l’abattit froidement. Il continua son chemin comme si de rien n’était, et récidiva cent mètres plus loin, en envoyant cette fois ad patrem une brave mère de famille et son rejeton.
Bientôt tout le quartier fut en émoi, car Charly tuait tout ce qu’il trouvait sur son passage. Et il venait juste de tirer sa dernière balle, quand un policier le mit en joue.
Imperturbable, Charly pointa son arme sur lui, mais le policier tira aussitôt.
Charly s’écroula mortellement blessé, voyant ainsi s’envoler sa carrière de guitar hero.
L’affaire fit grand bruit, et le Dr Williams en fut tout retourné. Mais il comprit ce qui s’était passé quand il apprit que le jour de l’opération de Charly, était de service une nouvelle recrue que l’on avait remerciée le soir même pour manque d’attention dans son travail.
Le Dr Williams descendit dans la chambre froide où étaient entreposées les mains à greffer. Il passa en revue tous les bocaux. Sur chacun d’eux étaient collée une étiquette, et au fur et à mesure, il lut tout haut ce que l’on y avait inscrit : Rodin, Michel-Ange, Léonard de Vinci… Il arriva bientôt au bocal portant la mention « Jimi Hendrix ». Le bocal n’était pas vide, contrairement à celui juste à côté.
Alors, ce fut d’une voix étranglée que le Dr Williams prononça cette fois le nom de l’intéressé : Hannibal Lecter.
Patrick S. VAST - 2008


samedi 30 mai 2009

Atome Kid

Si je devais paraphraser Johnny Halliday affirmant, "Toute la musique que j'aime, elle vient de là, elle vient du blues", je dirais, "Toute la SF que j'aime, elle vient de là, elle vient d'Atome Kid".


Car c'est bien en effet ce genre de comics à la française des années 50/60 qui a forgé mon intérêt pour la SF et aussi la manière de l'écrire. Atome Kid, variante de Batman, évolue dans un univers à l'esthétique des années 50, mais où évoluent fusées et soucoupes volantes. Véritable ferment du chrompunk, Atome Kid, avec son propulseur dorsal, a élucidé moult énigmes, et fait la joie de toute une génération. Il peut par ailleurs en séduire encore bien d'autres.
Il n'est pas le seul dans ce cas, et à ce propos, je ne puis que vous renvoyer à l'article Rétrocomics, que j'avais écrit il y a quelque temps pour l'excellent webzine Phénix Mag, en cliquant ici.

mercredi 27 mai 2009

Demain les chiens

Le bon sens animal peut sans doute être d'une aide précieuse à l'homme. C'est probablement à partir de ce postulat que Clifford D. Simak a bâti son roman, en réalité l'imbrication de 8 nouvelles, de 8 contes formant un ensemble cohérent.
Ces contes canins constituent encore de nos jours un grand classique de la SF, à lire et relire, en tout cas à méditer, en attendant demain les chiens, les chats... enfin ce qui viendra après l'éventuel grand désastre, ou même sans lui.